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1. balistique

    La balistique au sein de la police scientifique est la section permettant d’identifier l’arme qui a été utilisé lors d’une scène de crimes .Pour cela , on

classe trois types de balistique : balistique interne , externe et terminale. Cela va porter sur l’identification de l’arme et de la munition. Avant de vous

parler de la balistique en elle-même , nous allons tout d’abord vous parler brièvement du fonctionnement d’une arme afin que vous compreniez les

termes utilisez plus tard .

  Lorsque l’on appui sur la détente, le percuteur vient percuter l’amorce de la cartouche qui va alors s’enflammer, la combustion ultrarapide va provoquer la libération d’une quantité de gaz très importante de gaz. Ce dernier ne pouvant s’échapper,

la balle va être soumise a une force de pression intense , c’est ce qui va permettre de la propulser .

Le plus pertinent du point de vue physique , c’est la quantité de mouvement, soit le produit de la masse et de la vitesse. En effet , lorsque l’ensemble « tireur + pistolet chargé » est au repos alors M.v = 0 , tandis que lorsque le coup part, les masses de la balle + gaz (Mb +Mg) sont animées d’une vitesse Vp (p pour projectile)  , les masses du reste du système : tireur plus arme (Mt+Ma) dont animés d’une vitesse Vt applicable au centre

de gravité de l’ensemble qui se manifeste par le recul .

La quantité de mouvement reste nulle au moment où la balle sort du canon ( ce qui correspond a la fin de l’accélération ) on a alors :

                                       (Mb+Mg).Vp=(Mt+Ma).Vt

 

  1. a. identification des munitions
  2.     L’identification de la munition va permettre de remonter  à l’identification de l’arme. La munition se découpe en trois partis , il y a la balle (5) , la douille (4) et la poudre (3) , la légende (1) correspond elle au culot , et la (2) a la lumière . 

     

     

     

     

    1. b. examen de la douille
    2.      La douille est donc une partie de la munition qui va être récupérée sur la scène de crime , elle sera alors considérée comme un indice . La plus grande majorité des douilles sont presque toutes constituées de laiton ( à 66%) ,et de cuivre ( à + de 33%) . Parfois , elles peuvent être constituée d’acier uniquement pour les cartouches militaires , et en plastique pour les cartouches a blanc .  Les douilles sont généralement prélevées à l’endroit
    3. où se trouvait le tireur , car lorsque la munition sort du canon , elle va se séparer ( cela dépendra du modèle ) et puis tomber par terre . Pour
    4. procéder à l’examen , il faut regarder plusieurs choses : notamment les marques d’impressions laissé par le percuteur , l’éjecteur , la chambre et la culasse . Ces traces sont faites lors du tir . En effet , lorsque l’extracteur ou l’éjecteur renvoie la douille vide de la chambre cela va laissé des traces ,
    5. le percuteur en laisse sur le mou de l’amorce , les irrégularités des parois de la chambre s’impriment sur la douille et il en est de même pour les traces laissés par l’extracteur . Néanmoins , cet examen de la douille n’est pas entièrement fiable , en effet plusieurs douilles sont identiques ne permettant alors pas de définir quelle arme a été utilisée
    6.                                             
  1.  
    1. c. examen de la balle
    2.     Contrairement a l’examen de la douille , l’examen de la balle , va lui nous permettre de renseigner avec certitude sur le type d’arme utilisée. Pour cela ,  il faut mettre en évidence la coïncidence des stries  ou des micro rayures . c'est-à-dire , le nombre, l’orientation du pas, angles et largeurs des rayures et inter rayures . Le nombre de balle sera lui utile a déterminé le nombre d’armes .
    3. d. examen de la poudre
    4.    Il faut savoir qu’il existe deux principaux types de poudre , en effet , la poudre noire qui est a base de carbone de souffre et de salpêtre , ayant

    5. un peu de sel , pendant la guerre , les soldats l’utilisaient afin de conserver leurs aliments lorsqu’il n’avait pas de sel, mais ce n’est pas la plus utilisées car elle résiste peu a l’humidité contrairement aux poudres pyroxylées .

                                                                                           

       

       

       

      e. identification de l’arme

    1.     L’examen de la munition , permet d’identifier l’arme utilisée si elle n’a pas été retrouvé sur la scène de crime . Tout d’abord, les armes sont

    2. classées par types de feu :

    3. - armes de poings : on y trouve toutes les sortes de pistolets

    4.                                                       
    5. -mitrailleuses et mitraillettes , ce sont des armes capables de tirées en rafales a une grande distance et avec précisons .
    6.                        
    7.     Une fois que cela est fait , on va chercher le calibre . Il s’agit du plus grand diamètre de la balle mais aussi celui du canon . Apres l’étude du
    8. calibre , vient la recherche du modèle puis de la marque . Puis enfin , chaque arme est notée par un marquage : poinçon et numéro qui va renseigner
    9. sur l’origine de l’arme , grâce a des logiciels que seul possèdent les policiers scientifiques s’occupant de la balistique . Enfin , comme ultime test ,
    10. il y a un tir de comparaison . Pour cela , on utilise une arme identique et l’on tire dans un puits d’eau afin de freiner la balle et de la protéger des
    11. stries ou rayures possibles suite a un impact .
    12. f. les conditions de tir    
  2. Les conditions de tir vont dépendre du fonctionnement de l’arme , il est donc nécessaire de savoir quelle arme a été utilisée . Cela revient a étudié :

    -         force de détente = recul de l’arme c'est la composante de la quantité de mouvement ( 1ere loi de Newton )de l’arme dirigée vers l’arrière

    et de la quantité du projectile tiré vers l’avant . Elle se calcule en fonction de la masse du corps et de la vitesse : q = m.v . Mais l’énergie

    cinétique  elle , s’exprime en fonction de la moitié de la masse et de la vitesse au carré : Ecin=1/2.m.v²

    -         la vitesse du projectile , pour calculer la vitesse du projectile entre deux points distants , il faut faire le quotient de la distance par le temps

    qu’il a mis soit : v = d/t

     

    2. biologie

      a. les empreintes digitales

        La dactyloscopie est un procédé d'identification des individus par leurs empreintes digitales. Cette technique est longtemps restée

     le moyen privilégié d’identification des personnes et reste encore très utilisée.

    On estime que les empreintes digitales commencent à se former aux alentours de la 13e semaine de grossesse.

    Les circonvolutions des crêtes leur donnant leur dessin caractéristique vont dépendre de nombreux facteurs, comme la vitesse

    de croissance des doigts, l'alimentation du fœtus, sa pression sanguine, etc. Ce qui fait que non seulement chaque individu,

    mais aussi chaque doigt, a son empreinte propre. Une empreinte digitale est une marque laissée par les crêtes des doigts,

    des mains, des orteils ou des pieds lorsqu'elles touchent un objet. Il en existe deux types : l'empreinte directe (qui laisse une marque visible)

    et l'empreinte latente (saleté, sueur ou autre résidu déposé sur un objet).

    Ces empreintes sont regroupées en trois parties :

     

    -         les arches

    -         les boucles

    -         les tourbillons

     

    Le relevé des empreintes à l’aide d’une encre spéciale ne constitue pas en soi une opération compliqué mais nécessite un certain savoir-faire,

     il s’agit de dérouler la pulpe du doigt et reporter cet encrage sur une fiche. Cependant les révélations d’empreintes invisibles à l’œil

    nécessite l’utilisation de diverses méthodes suivant la nature du support :

    -         révélateurs mécaniques, les spécialistes utilise de la poudre pour révéler les empreintes latentes. Ces procédés

    conviennent pour des surfaces lisses( vitres, miroirs, meubles…) et ne sont pas adaptés aux surfaces rugueuses compte

     tenu d’une élimination difficile de l’excès de matière.

    -         révélateurs chimiques, parmi les différents réactifs(benzidine, nitrate d’argent…) la ninhydrine, qui réagit avec les

     acides aminés présents dans la sueur, est la plus efficace pour les documents. La réaction est extrêmement sensible ; il

    suffit de quelques gouttes pour colorer les empreintes en rouge. De plus, les empreintes révélées avec ces produits et

     traitées avec un sel de zinc montrent une photoluminescence à la température ambiante, ce qui permet une révélation

    excellente en particulier sur des surfaces difficiles.

    -         révélateurs optiques tel que le laser à argon qui permet la mise en évidence de la fluorescence naturelle de

    certains composants contenus dans la sueur, sur tout type de surface non luminescente. Les meilleurs résultats

    sont obtenus en présence de traces souillées par des produits fluorescents. Ou le polilight, il s’agit d’un appareil

    doté d’une lampe à arc au xénon qui présente l'avantage de révéler les traces par luminescence ou par éclairage

    filtré sur des bandes s'étendant de l'ultraviolet à l'infrarouge. Le laser à argon et le Polilight peuvent être les

    compléments de la mise en évidence des traces papillaires révélées chimiquement ou physiquement.

     

    b. traces biologiques   

    1.  
      1.     Nous allons tout d’abord parler du sang, qui fait malheureusement partie du quotidien des scènes de crime. De plus, il est l'un des

     plus précieux indices, à partir de quelques échantillons, on peut retrouver des données très diverses. Devant une trace de sang présumée,

    il s’agit de déterminer s’il s’agit bien de sang, puis s’il s’agit de sang humain avant d’essayer d’identifier son propriétaire grâce aux groupes

    sanguins. Les techniques de révélation du sang à l’aide de test chimiques sont multiples, par exemple la réaction de certitude qui s ‘effectue

    en spectroscopie ultraviolette, cette méthode permet de déceler des traces de l’ordre de quelques microgrammes, le test à l’eau oxygénée,

    lorsque la tache qui n’est plus visible est mise en contact avec l’eau, cette eau réagit et mousse. Cette réaction vient des protéines

    d’hémoglobine présentent dans les globules rouges qui se fixent sur le tissu, or dans l’hémoglobine il y a une enzyme qui favorise la

    dismutation du peroxyde d’hydrogène en oxygène selon la réaction. La production rapide d’oxygène se traduit donc par la production

    de mousse ce qui stipule la présence de sang, le luminol qui permet de détecter des traces de sang , quelle soit en faible quantité ou séché,

    cela peut révélé jusqu'à une particule de sang parmi 999 999 particules d'eau, ou le bluestar qui a pour fonction de révéler toutes les taches

    de sang même celles qui ont été effacées ; il suffit de pulvériser le produit pour les voir apparaître sous la forme d’une lueur bleu.

                     

            bluestar                                                luminol

     

        L’identification des taches de sperme comporte les mêmes stades que celle du sang. Elle peut s’effectuer à la lampe de Wood car le

    sperme présente une fluorescence aux UV. La certitude est obtenue par des réactions cristallographiques et enzymologiques, qui

    est la mise en évidence de la phosphatase acide qui est en grande quantité dans le sperme. Cette enzyme catalyse les réactions de

    décomposition des composés de phosphate, le technicien peut alors utiliser du naphtyle phosphate et la tache devient rose

    (de plus en plus pale au fil du temps).

     

        L’existence de la salive s’effectue par la mise en évidence de la présence d’une enzyme, l’alpha amylase qui a pour propriété

    d’hydrolyser l’amidon. La caractérisation de la salive sur un support quelconque est détectée grâce au test amidon-iodure qui est

    une solution iodo-iodurée. L’hydrolyse progressive passe par des stades diverses dextrines, elle s‘arrête au stade du maltose alors

    que l’hydrolyse acide aboutit au glucose. En présence de salive, l’amidon n’est pas hydrolyser et son caractère analytique est

    alors de donner une coloration bleue qui disparaît a chaud.

    La sueur possède une composition qualitative en électrolytes assez voisine de celle du sang mais pas sur le plan quantitatif. En revanche

     les taches de sueur peuvent être acides ou basiques selon leur ancienneté ou selon des causes diverses. La caractérisation s’effectue

    par un traitement acide suivi d’un traitement oxydant.

    Les poils et les cheveux sont très résistants, et donc souvent retrouvés sur les lieux d'un crime. A l’examen microscopique, un poil

    humain ne peut être confondu avec des fibres textiles. En effet sur le plan morphologique, il est constitué de deux manchons : l’écorce

    en dedans et la cuticule en dehors, axées sur une moelle centrale. Il est possible de déterminer l’origine animale d’un poil et son espèce.

    Quant aux cheveux, la microscopie électronique à balayage permet une étude fine de la structure. Il est impossible de distinguer un

    cheveux d’homme d’un cheveu de femme mais il existe d’autres critères comme la couleur, le diamètre de la tige, l’indice médullaire,

    présence de teinture…Enfin l’examen de la racine permet de dire si le cheveu ou le poil a été rompu ou arraché ou s’il est tombé.

    On peut identifier un cheveu avec son bulbe par l’analyse groupale ABO ou par le typage de l’ADN.

     

    1. c. traces non biologiques 

        Premièrement, les textiles découverts sur les lieux, sur ou chez un suspects, peuvent être  constitués par des tissus, étoffes, fibres , fils…

    L’origine de ces textiles se déterminera par l’étude :

    -  des fibres naturelles d’origine animale, laine lapin, soie

    -  des fibres naturelles d’origine végétale, coton, lin

    -  des fibres synthétiques, polyamide, polyester, polyacrylique

    -  des fibres minérales, amiante, verre textiles, fils métalliques

    Les réactions de caractérisation ou de dissolution spécifique confirmées par un examen au microscope optique et polarisant permettent

    en principe une identification formelle des fibres. En cas de doute, on peut avoir recours a la microscopie électronique à balayage.

       

    Photo au microscope électronique à balayage d'une bactérie fixées sur fibre textile.

     

        L’identification des matières plastiques présente de nombreuses analogies avec la procédure de reconnaissance des fibres artificielles ou

    synthétiques. Dans la majorité des cas, la spectrométrie infrarouge permet de caractériser rapidement la nature du film plastique. Pour ceux qui ne possèdent pas un tel appareillage, il existe des tests simples qui permettront d’identifier le matériau. Ils sont basés sur :

    -  l’apparence

    -  l’inflammabilité, test de combustion

    -  la pyrolyse, comportement et tenue du matériau si l’on chauffe à la flamme dans un tube à essai

    -  la solubilité dans différents solvants, on effectue ce test en ajoutant le solvant au matériau

    Dans le cas particulier de sacs  plastiques utilisés pour le transport de cadavre ou de stupéfiants, qui ont généralement fermés à l’aide d’un ruban

    adhésif, une étude doit comporter :

    -  des examens métriques

    -  une caractérisation chimique du support

    -  une analyse du film

    -  une étude photométrique

    -  une analyse atomique de l’adhésif

    Il est également possible d’analyser le support et l’adhésif par spectrométrie de fluorescence.

     

        Dans la plupart des cas , il n’est pas rare que les enquêteurs trouvent sur les lieux des petits morceaux de verre plat ou des éclats. Les fragments

    de verre peuvent être identifier par voie physique (densité, indice de réfaction) ou par voie analytique (spectrométrie X…). La détermination de

    l’indice de réfringence des fragments de verres par immersion dans un bain d’huile est une méthode très valable mais délicate.

     

        Les empreintes de pied fournissent des indices très sérieux qu’il ne faut pas sous-estimer. Une fois les traces découvertes, il s’agit de les relever.

    Elles doivent être soit photographiées, soit moulées avec une pâte spéciale. Avant le relevé, les corps étrangers tels que cailloux, petites mottes de

    terres ou feuilles seront délicatement enlevés. Le moulage étant une opération délicate, on utilise un détecteur qui reconstitue les dessins des semelles. Les traces pneumatiques présentent elles aussi un grand intérêt. On procède de la même façon que pour les empreintes de semelles. Le relevé diffère selon qu’il s’agit d’empreintes retrouvées sur une terre meuble ou de traces laissées sur l’asphalte ou sur un sol peint traité antipoussières des parkings.

     

        La criminalistique s’intéresse aussi aux micro-traces de peinture, lorsqu’il y a contact entre deux véhicules, il peut se produire un transfert de

    peinture d’une voiture à l’autre dont la quantité est souvent en rapport avec l’intensité du contact. L’étude commence par un examen optique classique, puis un examen stratigraphique permet de déterminer le nombre de couches et leur épaisseur. L’analyse s’effectue par comparaison avec des peintures de référence. L’identification formelle nécessite l’analyse des composants. Il existe plusieurs méthodes physico-chimiques : chromatographie en phase gazeuse après pyrolyse, spectrométrie infrarouge, ultraviolette ou de fluorescence X…

     

    3. photographie

    La photographie est la base de toutes les activités de la criminalistique, qu’elle soit :

    -  signalétique, photographies anthropométriques

    -  panoramique, pour la photographie des scènes de crime et la fixation de l’état des lieux

    -  comparative, pour la démonstration de l’identité ou de la communauté d’origine

    -   scientifique par visualisation, soit dans l’invisible, soit en absorption dichroïque

    -  documentaire, pour la présentation au dossier des pièces à conviction

    -  numérique, qui donne une image qui peut être visualisée avec une qualité pratiquement identique à l’argentique.

     

    1.                 
      1. a. la photographie argentique

        Il s’agit de la photographie traditionnelle qui met en œuvre le procédé gélatino-bromure d’argent. Il existe différentes techniques de prise de vue :

    -  la photographie par réflexion est la plus répandue pour fixer l’image des traces diverses n’ayant pas un relief marqué ou

    produites sur un support trop fragile. Qu’elle que soit la nature de la trace et du support, on doit respecter la rapport

    de prise de vue en plaçant une réglette centimétrique qui est photographiée en même temps. L’éclairage est important pour la

    mise en évidence des détails de la trace. Une source de lumière oblique est bien adaptée car elle permet de jouer sur les

    ombres.

    -  la photographie par filtration qui s’avère parfois indispensable pour améliorer la qualité des prises de vue. Les filtres pour les

    films noir et blanc ont la particularité d’arrêter une partie des longueurs d’ondes correspondant à leurs couleurs complémentaires.

    Un filtre de couleur foncée absorbe plus la lumière qu’un filtre clair ; le négatif est moins opaque ce qui permet d’obtenir un

    tirage avec une gamme de gris plus dense. L’emploi d’un appareil à développement instantané est parfois indispensable, il

    permet à l’utilisateur de se rendre compte immédiatement du résultat obtenu.

    -  la photographie par lumière transmise convient parfaitement pour la mis en évidence de falsification par altération mécanique

    et également pour observer le détail d’un filigrane ou l’épair d’un papier.

    -  la photographie en lumière noire permet de révéler les lavages chimiques , les altérations de surface ou les signatures rajoutées.

    L’examen doit être effectué en ultraviolet réfléchi. De nombreuses substances absorbent la lumière ultraviolette et dispersent

    une partie de cette énergie sous forme de lumière visible, de longueur d’onde supérieure et d’énergie plus faible : c’est la

    fluorescence.

    - la photographie à infrarouge nécessite d’utiliser un matériel adapté. Elle peur rendre de grands services, en particuliers

    dans le domaine de la falsification des documents ou celui de l’établissement anthropométrique. Les rayons infrarouges

    mettent en évidence des cicatrices, tatouages ou certaines maladies de la peau invisible a l’œil. 

    1.  
      1. b. la photographie numérique

    Celle-ci remplacera un jour la photographie traditionnelle, en effet plus besoin de pellicule de développement, ni de scanner. C’est dans le domaine de la photo que les application sont les plus nombreuses. Tous les éléments de la photographie traditionnelle viennent s’ajouter à l’ordinateur et les possibilités qu’il permet en terme de retouche, traitement, création, trucage, insertion de texte sont extraordinaire.

    En photographie numérique, la résolution caractérise la netteté ou la clarté d’une image et la qualité d’affichage à l’écran, elle est exprimé en pixels. Le codage de chaque pixel (bleu, vert, rouge) est suffisant pour obtenir visuellement une continuité parfaite des tons. Dans chaque cas,chaque pixel coloré est classé en 256 nuances.

    Une avancée significative de la photographie numérique permet de réaliser des prises de vue en trois dimensions(3D), l’effet relief est obtenu par une double prise de vue : une pour l’aspect(texture), l’autre pour le relief. Transféré sur un ordinateur doté d’un logiciel spécial, les images peuvent être restituées et imprimées en 3D.

    4. les nouvelles techniques

    a. alerte enlèvement

    Cette technique est inspirée du modèle Américain, qui a été mis en place depuis une dizaine d’année. Elle est née aux Etats Unis lors de la disparition

    d’une petite fille de 9 ans en 1996, se nommant Amber, Amber devint ensuite les abréviations américaines désignant l’alerte enlèvement : America’s

    Missing Broadcast Emergency Réponse. C’est Nicole Guedj alors secrétaire d’Etat aux droits de la victime qui importa cette technique en France,

    lors d’une visite à Montréal au Québec en 2009. Cette technique est principalement basé sur une intervention très rapide où il y à une coordination

    entre la police et les médias (T.V ; radio ; journaux). 

    La première fois qu’elle fut mise en place en France, se fut pour l’enlèvement d’Aurélia Boisseau âgé de 6 ans par un inconnu à Jallais en Seine et Loire

    en 2005. Dans la nuit, la police se charge de diffusé le signalement de la petite fille, plus de 300 hommes de la gendarmerie sont envoyés sur le terrain

    où la petite fille est portée disparue. Le lendemain matin, un portrait robot du ravisseur ainsi que la description d’un véhicule suspect sont diffusés dans

    tout le pays par les médias. Cet effet dissuasif, a parfaitement fonctionné : la petite fille est libérée dans une rue.

    Une alerte enlèvement ne peut être déclenché seulement si les cinq critères suivants sont réunis :

    -c’est bien un enlèvement et non pas une disparition

    -la victime est en danger

    -des preuves sont présentent permettant de localiser la victime ainsi que son ravisseur.

    -la victime est mineure

    -il faut l’accord préalable de la famille.

     

    Cette alerte enlèvement se déroule en 6 endroits, tout d’abord l’AFP diffusera la première alerte puis un message officiel sera diffusé à la télévision

    régulièrement, ainsi qu’un message tous les quarts d’heures à la radio puis un message écrit sera présenté sur plus de 500 panneaux auto routiers il y

    aura aussi des annonces dans toutes les gares et enfin, un  message sera diffusé sur internet. L’alerte enlèvement est essentiellement basé sur la rapidité

    de la diffusion et sur l’effet de dissuasion produit, en effet il faut savoir qu’il y a 44% des enfants qui sont tués trois heures succédant à l’enlèvement et

    90% dans les 24heures.

     

    b.      le système cible

    Ce système, signifiant Comparaison et Identification de la Balistique par Localisation des Empreintes, est un programme informatique et mécanique développé depuis 1994 au laboratoire scientifique de Lyon dans le but d’automatiser la reconnaissance des rapprochements de munitions avec des indices recueillis lors d’enquêtes différentes.

    Le principe est basé sur la reconnaissance des formes ; des images numériques des munitions vont être obtenues par une caméra numérique à haute résolution, comme en balistique traditionnelle, les différentes stries seront extraites grâce à des algorithmes spécifiques et interactifs. L’identification sera alors confirmée par un examen physique sous un microscope relié à la base de donnée nationale (rendu possible grâce a une connexion permanente entre les cinq laboratoires.

     

    c.       la caméra à rayons T

    Cette technique consiste a utiliser une nouvelle caméra utilisant les rayons térahertz, il s’agit de longueurs d’ondes comprises entre 0,03 et 1mm, qui sont des ondes électromagnétiques se situant sur le spectre entres les micro ondes. A l’inverse du rayon X, plus connu, il fournit une information spectroscopique sur la composition chimique et biologique en étant plus sur que le rayon X en raison de sa faible teneur en photon. Si l’on a choisit les rayons T, c’est parce que les caméras actuelles sensibles à la lumière ou à l’infrarouge fonctionne en détectant l’arrivée des photons (particules portants la lumière) mais les photons térahertz ont une énergie faible et sont donc peu absorbés. Seul les métaux et l’eau bloquent le rayonnement. Les ondes térahertz étant mi-radio, mi-lumière , on a conçu la camera à rayon T en combinant ces deux propriétés.

        Ce type de caméra permet de voir le corps humain a travers les habits, les vêtements, les buissons … On peut déjà imaginés les avancées que cette

    caméra va fournir au sein de la criminalistique :

    -         lecture du courrier sans ouvrir l’enveloppe

    -         détections d’armes

    -         détection explosif

    -         détection armes biologiques (gaz toxique, bacille du charbon)

    -         détection polluant industriel

    De plus, la caméra à rayons T a des avantages, en effet le rayonnement T est beaucoup moins nocif que celui des rayons X. De plus, la caméra étant

    de petite taille, elle est facilement transportable dans un étui ou une housse et peut se fixer n’importe où.

     

    d.      l’imagerie multispectrale

        Cette technique était tout d’abord destinée a la NASA, afin de leur facilité leur recherches. Cette technique fut testée pour la première fois en 1998

    sur des parchemins carbonisés en Jordanie. Puis cette technique a été améliorée passant de six à douze filtres dans le cadre du projet européen CRISASTEL en partenariat avec le musée du Louvre et la National Gallery de Londres. Cette caméra est alors capable de restituer le spectre complet

    des couleurs avec une extrême précision pour des documents allants jusqu’à deux fois trois mètres. Le principe de cette technique  est de jouer à volonté sur la variation en longueur des ondes lumineuses à travers des filtres d’arrêts qui permettent de couper le spectre à des endroits bien précis (étant donné que chaque longueurs d’ondes a un filtre d’arrêt précis). L’exploration s’effectue sur le spectre entre 400 et 1000 nanomètres.

    Pour mettre à exécution la technique de l’imagerie multi spectrale, il faut un matériel important, se composant essentiellement de deux ordinateurs

    performants, un s’occupant de la prises de vues et l’autre pour l’archivage des photos numérisées avec une très haute définition  permettant alors le

    transfert sur CD , et il y a tous le matériel concernant l’éclairage. L’imagerie multi spectrale sera utilisée dans l’artistique avec les peintures et tableaux

    mais elle va aussi permettre la lecture de documents carbonisés, vieilli avec le temps ainsi que la lecture des écrits grattés, lavé, gommés ou raturés.